Franchement je ne sais pas pour vous mais moi j’adore les westerns. Je ne sais pas pourquoi, peut être parce que je ressemble un peu aux héros. Si si je vous assure. Dans un western le héros est toujours un type mystérieux et ténébreux qui débarque d’on ne sait où dans une ville où tout le monde se méfie de lui et où chacun veut le descendre. Bah moi c’est pareil : quand je débarque en ville tout le monde me regarde bizarrement et ils changent tous de trottoir. Par contre dans les films le héros finit toujours par coller quelques bastos à deux trois mecs. C’est là que les problèmes commencent : primo j’ai pas de flingue, alors forcement ça complique les choses. Deusio il est très mal vu de nos jours de tirer sur les gens sans motif apparent (notez que l’on peut très bien leur tirer dessus avec une bonne excuse, il faut utiliser les vieilles ficelles bien grosses du genre : il a des armes chez lui, j’en suis certain d’ailleurs c’est moi qui lui ai vendu pour qu’il aille se foutre sur la gueule avec son voisin ; c’est ce qu’on appelle communément et à tort faire la guerre car le mot politiquement correct pour dire ça c’est : « apporter la liberté aux peuples opprimés.) Mais bon là je m’égare.
Pour en revenir au six coups, finalement ce n’est pas trop grave car d’habitude dans les westerns les duels se font dans la rue principal, et chez nous il y a le tram qui passe dans cette rue, du coup ça casse un peu l’ambiance et puis on risque de se faire écraser, ce qui au final ne fait pas très « western ». Mais bon le plus intéressant dans ces films c’est que le héros est toujours un peu salaud en particulier avec les filles, mais le pire c’est que les héroïnes elles s’en moquent et sont même contente. Je vous donne tout de suite un exemple parce qu’après on va me traiter de misogyne. La scène se déroule ainsi : La maisonnette était isolée de tout dans la prairie. Personne ne s’approchait de ce lieu, surtout depuis que le vieux Ned, le propriétaire de la ferme était mystérieusement mort d’une balle dans le dos, laissant ainsi son exploitation ainsi que sa jeune et belle femme désespérément seule. La raison aurait poussé n’importe qui, même quelqu’un de déterminé à abandonner les lieux pour gagner la pseudo-sécurité de la ville située à quelques miles de là. Mais non, la jeune Cindy avait décidé de rester sur les terres qui devenaient maintenant sienne, rester et continuer ainsi l’œuvre de feu son mari. Je fais une première parenthèse mais vous voyez que déjà la fille elle cherche les coups quand même : elle décide de rester toute seule au beau milieu de nul part pour cultiver des patate, alors qu’elle sait très bien que l’assassin de son mari et toujours dans le coin et qu’en plus il a amené toute sa bande de joyeux drille avec lui (non pas parce qu’il soit lâche mais c’est tout simplement parce qu’il a peur du noir. Il faut d’ailleurs noter que les méchant sont toujours très sociables puisqu’ils se déplacent en bande contrairement au héros qui est un grand solitaire, ce qui prouve par ailleurs qu’il ne doit pas être si blanc que ça). Mais revenons à nos moutons (c’est normal ça ce passe dans une ferme). La cabane est une proie facile pour les bandits de la région en particulier pour Johnny le borgne que les charmes de la jeune Cindy n’ont pas laisser indifférent. Bon alors là je vais faire la version courte, parce que normalement on doit voir débarquer le héros qui viens d’on ne sait où et qui fuit on ne sait quoi, mais qui recherche la paix. Quoi de mieux qu’une ferme paumé pour passer la nuit me direz vous ? Oui, alors là je voudrais aussi signaler que le héros a quand même une sacré poisse parce qu’il chercher le calme et il débarque en plein dans les emmerdes, ceci dit il peut aussi venir ici intentionnellement pour descendre son ennemi juré (bien sur qu’il s’agit de Johnny, après tout comment croyez vous qu’il soit devenu borgne ?). Enfin bref, le héros débarque, les méchants eux s’en moquent et passent à l’attaque. Comme ils sont très mauvais tireurs et que de plus ils attaquent la nuit (alors qu’ils ont peur du noir) ils se font tous tuer, excepté quelques figurants (ceux qu’on paye le moins) et bien sur le grand méchant loup qui rendra son dernier souffle avant le générique. La maison est donc à moitié en ruine, il y a des cadavres partout etc. L’héroïne normalement devrait être heureuse, mais non elle fait la gueule au héros parce qu’il à lâché un gros mot et que c’est pas poli (les cadavres elle s’en fout, en se décomposant sa ferra du bon engrais). Nous voilà donc au milieu des débris, le héros est toujours aussi impassible et c’est le moment que choisit Cindy pour piquer sa crise de nerfs. Comme le héros (oui je sais ça fais beaucoup de répétition mais on connaît rarement le nom du personnage principal d’un western, ça renforce le mystère) est toujours un grand muet il ne dit rien et on voit la fille monologuer pendant une minute, ce qui est très long pour un western. Voyons que l’autre reste de marbre elle s’énerve un grand coup et lui colle une baffe avant de tourner les talons. Et nous voilà arrivé au moment magique : le héros la rattrape par le bras, l’embrasse fougueusement, bien sur elle se débat pour montrer que ce n’est pas une fille facile mais quoi qu’il en soit elle finit par ce laisser faire et on les retrouve tous les deux au lit. Alors là je dit bravo ! Et je me demande aussi pourquoi je suis le seule personnage de western vivant, parce que quand une fille viens me coller une baffe et que je la rattrape afin de l’embrasser et bien je suis bon pour m’en coltiner une deuxième (de baffe) et encore, des fois y’a le copain qui débarque et qui s’y met à son tour (pas à m’embrasser mais à frapper). Heureusement le lecteur dvd existe et je peux regarder à volonté tous les westerns spaghetti (oui j’adore barilla) à volonté sans risquer de me prendre des coups, et puis il faut dire que Clint Eastwood a plus de classe quant il repart sur son cheval que moi quand je monte sur mon solex. Pour finir et pour reprendre une phrase mythique du western, je voudrais dire : « Tu vois, le monde est divisé en deux catégories : y’a moi… et puis tous les autres ». Romeo
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